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Dangers géologiques Print

Deux types de dangers géologiques menacent l’arc alpin et tout particulièrement le territoire du canton du Valais. Ce sont Instabilités de terrain s.l. et les séismes.

Les instabilités de terrain s.l.

On les classe en quatre grandes catégories :

  • les éboulements / écroulements / chutes de pierres qui affectent les roches indurées,
  • les glissements qui affectent surtout les terrains meubles,
  • les tassements et effondrements (dolines),
  • les coulées de boues qui sont dues soit à une sursaturation locale du sol par les eaux météoriques soit à une résurgence temporaire soudaine d’eau souterraine (Crachée boueuse ou Ovaille terme local).

N.B. : en général on parle de danger géologique dans le cas d’une crachée boueuse et de danger hydrologique lorsque la Coulée de boue emprunte le réseau hydrographique. Dans ce dernier cas on parle alors de Lave torrentielle.

Mécanismes types

(source : Amanti et al., 1992)

Les Mouvement de terrain peuvent se produire de façon rapide et brutale (éboulement) ou se dérouler lentement et de façon continue (glissement). L'origine, le déroulement et les effets des mouvements de terrain sont extrêmement hétérogènes. Par leur soudaineté, ils peuvent mettre les hommes en danger et détruirent des infrastructures, des cultures ou des forêts. Ils peuvent aussi induire progressivement des dégâts importants à des biens et à l'environnement.

Pour réduire la portée des dangers naturels en général, la Confédération a instauré des recommandations (1997) pour les identifier et évaluer leur impact sur les zones d’activité humaines. Sur la base de ces recommandations le CREALP a développé diverses méthodes d’auscultation.

Les séismes

Kobe 1995
Plus d’un million de secousses sismiques sont détectées par les sismographes chaque année. Cependant, 95 % d’entre eux sont trop faibles ou trop profonds pour être ressentis par l’être humain. De tous les dangers naturels qui sévissent sur la planète, ils demeurent sans doute les plus meurtriers et les plus dommageables (cf. photo). Bien que la Suisse ne se trouve pas dans les régions du globe les plus touchées par les séismes, le danger sismique y est bien réel et tout particulièrement en Valais.

La magnitude et l'intensité (relevée après un événement) sont les deux principaux paramètres utilisés pour décrire la force d'un séisme. Le premier caractérise l'énergie du séisme et le deuxième ses effets sur le bâti.

La magnitude est une mesure de l'énergie libérée au foyer du tremblement de terre; elle est déterminée à l'aide des enregistrements des sismographes. Elle est généralement exprimée à l'aide de l'échelle ouverte de Richter, très souvent citée. Comme son nom l’indique, cette échelle n'est pas limitée, cependant les séisme les plus forts observés jusqu'à présent ne dépassent pas la valeur 9.5. À noter que l'échelle n'est pas linéaire et qu’un séisme de magnitude 7 libère environ 1 000 fois plus d’énergie qu’un séisme de magnitude 5.

 

Relation magnitude - énergie libérée. En comparaison, la bombe atomique d'Hiroshima avait une force explosive de 20 000 tonnes TNT.
Séisme Magnitude Energie en millions de kWh Equivalent tonnes d'explosif TNT
Brigue 1960 5 0.3 200
Agadir 1960 6 10.0 6'000
Kobe 1995 7 300.0 200'000
Mexico 1985 8 10'000.0 6'000'000
Chili 1960 9 300'000.0 200'000'000

 

L'intensité décrit les effets d'un séisme à la surface de la terre; sa valeur varie de lieu en lieu en fonction de la distance à l'épicentre (point à la surface terrestre à la verticale du foyer) et de la nature du sol. Ce n'est pas une valeur instrumentale, elle est déduite sur la base d'observation durant et après le séisme. Cette notion est très utile pour caractériser un tremblement de terre ancien, survenu à une époque où les instruments de mesure n'existaient pas, mais pour lesquels on dispose d'une description minutieuse des dégâts.

En Europe, l'intensité est exprimée selon une échelle standardisée dite échelle MSK comprenant 12 degrés. Elle est très semblable à celle utilisée dans le reste du monde, l'échelle de Mercalli, qui est plus ancienne. Pour l'appréciation finale de l'intensité en un lieu donné, les spécialistes considèrent :

a) les effets sur l'homme,
b) les effets sur les objets et l'environnement,
c) les dégâts aux bâtiments.

Pour ces derniers, ils distinguent 3 types de bâtiments (maçonnerie, béton armé, bois) plus ou moins "vulnérables" (de très vulnérables à fortement résistants en raison de strictes règles de construction parasismique). L'estimation de l'intensité est fondée sur le pourcentage des différents dommages aux diverses constructions.